mardi 2 septembre 2014

nous sommes tous des Marika, partie 1

Bon, ça y est, j'ai eu le temps de lire "Marika ou le bonheur retrouvé".


Environ 200 pages. L'oeuvre se parcourt vite, et peut se terminer encore plus rapidement si on se contente d'une partie seulement du livre.

En effet, le livre comporte 2 grandes sections: 
  1. La vie de Marika, "fibromylagique type".
  2. La fibromylagie plus en détails.
La seconde partie connaît elle plusieurs sous-catégories, plus ou moins techniques. Les morceaux les plus ardus peuvent être passés si l'on n'est pas médecin/soignant.

C'est un aspect important du livre: on y trouve comme une progression dans la technicité qui le rend finalement très accessible. Au pire j'aurais tendance à dire que la partie romancée peut déjà suffire dans un premier temps si l'on est un lecteur peu concerné car, loin d'être un simple apéritif, elle contient nombre détails qui font mouche.

Alors Marika, c'est qui ?

Marika n'est pas juste une belle dame romantique qui regarde la mer en robe rouge: c'est la Madame Toutlemonde des fibro-atteints. Le Dr baron a choisi cet archéptype pour présenter au grand public la maladie, sur la base (et on le croit sur parole) d'une expérience de plusieurs centaines de suivis médicaux et pluri-disciplinaires.

Le résultat est assez bluffant. Non pas d'un point de vue littéraire (j'ai notamment trouvé assez artificiels nombre de dialogues entre personnages ainsi que certaines descriptions), mais au sens où il est très difficile de ne pas se retrouver dans le personnage.
Par sa vie, ses souffrances, ses questions et ses réflexions, ainsi que celles de son entourage, Marika permet de mettre en avant la réalité du quotidien de douloureux chronique.
C'est cependant un exemple idéal car Marika est très bien entourée, bénéficie de soins "de pointe"... au point que l'on célèbre "la guérison de Marika" !



La promesse de guérison est réellement évoquée dans ce livre, à plusieurs reprises. Cela m'a choqué. S'il est possible de guérir de la fibromyalgie, je crois que ça se saurait. D'ailleurs pour guérir il faut être malade, donc avoir une maladie, ce que n'est pas la fibro...

Le terme de rémission n'aurait-il pas été plus convenable ?

Du coup, j'ai largement préféré la partie plus technique, qui m'a semblé éviter moralisme et faux espoirs, tout en mettant l'accent sur les stéréotypes fibromyalgiques (et qui fera l'objet d'un prochain article).

Néanmoins, cette partie romancée mériterait vraiment d'être lue par nos familles et nos conjoints pour sa valeur exemplaire. Je regrette que ce livre soit en rupture de stock un peu partout.


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