jeudi 18 septembre 2014

la sensibilité sensorielle objectivée

Les personnes atteintes de fibromyalgie souffrent souvent d'une hypersensibilité à la lumière, aux sons et au toucher.

 

Nous ne sommes pas juste super pénibles à vivre et intolérants à plein de trucs parce que ça nous fait plaisir.
Le grésillement d'un balladeur réglé trop fort dans les oreilles d'un voisin, le conjoint qui range les assiettes un peu trop sèchement dans une armoire ou le lave vaisselle, les bruits "explosifs" (éternuements, klaxons, etc.) sont potentiellement autant de sources d'aggression réelles quand ce n'est pas de douleurs.


Le soucis est encore plus prégnant quand nous avons la chance d'avoir des enfants en pleine forme mais qu'un beau-frère facétieux leur offre des crécelles et un tambourin (véridique).





Je ne sais pas si la littérature médicale en parle mais je crois que pour les mêmes raisons nous souffrons d'une forme de presby-acousie (enfin moi oui en tous cas).
Je me pose aussi des questions relatives à des problèmes d'équilibre.

Ce qui fonctionne avec le son marche aussi avec la lumière (gaffe à la conduite de nuit) et toute autre stimulation sensorielle. Pour l'anecdote, j'ai ressenti une brûlure hier au bras quand une mouche s'est posée dessus... impressionnant quand même.
Donc avant d'aller à un concert, feux d'artifice, boite de nuit, grand prix moto... pensez à vous protéger à minima avec des bouchons d'oreilles. Moi je le fais et pour ce qui est des concerts j'ai remarqué qu'en 20 ans il y avait de plus en plus de jeunes qui pratiquaient de même.

Mais pourquoi donc ?

Si cette hypersensibilité est un symptôme, en comprendre le fonctionnement peut permettre d'en savoir plus sur le syndrôme.
En l'état des recherches actuelles, cela serait lié à un dysfonctionnement cérébral: la zone chargée de traiter les "inputs sensoriels" serait en mode "grêve du zèle".

"La fibromyalgie est associée à un déficit du traitement sensoriel", concluent les chercheurs. "Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour examiner les mécanismes régissant ces anomalies perceptuelles". 

Moi ce que je vois, c'est que de plus en plus de constats scientifiques montrent qu'il y a une réalité objective cachée quelque part derrière nos souffrances. De quoi clouer certains becs.
Le prochain qui me parlera de troubles hystériformes prendra donc ma main dans la figure.

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