Petite révolution sur le site de la CPAM.
La Cpam vient de sortir sans tambours ni trompettes une page sur la fibromyalgie.
Ne faisons pas les blasés: c'est une énorme première pour tous ceux qui agissent depuis des années en ce sens.
Et du coup je suis d'accord avec Bruno : http://fibromyalgies.fr/2017/09/05/publication-de-la-cpam-du-29-aout-2017-sur-la-fibromyalgie-explications/
Ceci dit, après on fait quoi, c'est quoi la suite ?
Commençons par analyser la page (en vert mon commentaire):
Qu’est-ce que la fibromyalgie ?
La fibromyalgie, ou syndrome fibromyalgique,
est une affection chronique caractérisée par des douleurs diffuses
persistantes. Le plus souvent, ces douleurs sont associées à d’autres
signes évocateurs comme une fatigue intense, des troubles du sommeil,
etc.
Ces symptômes ont pour conséquence une diminution de la capacité à
effectuer les activités de la vie quotidienne. Ce retentissement est
variable d’une personne à l’autre et peut évoluer dans le temps.
Le nombre de personnes atteintes n’est pas connu avec précision.
Selon certaines estimations, la fibromyalgie concernerait 2 % de la
population européenne. Les formes sévères sont beaucoup moins
fréquentes.
À l’échelle mondiale, les pays occidentaux sont les plus touchés.
À l’échelle mondiale, les pays occidentaux sont les plus touchés.
Les causes de la fibromyalgie
À
ce jour, la cause de la fibromyalgie n’est pas connue. Un certain
nombre de facteurs sont cependant impliqués, dont les principaux peuvent
être recensés.
Heu... ok c'est honnête, rien à dire. Il aurait peut-être pas été trop bête d'attendre le rapport d'expertise de l'INSERM: on n'était plus à 5 mn.
On notera quand même que le terme de "maladie" n'est pas retenu, mais celui "d'affection chronique". On n'est pas passé loin "d'affection de longue durée (je pense qu'ils ont fait gaffe) !
On notera quand même que le terme de "maladie" n'est pas retenu, mais celui "d'affection chronique". On n'est pas passé loin "d'affection de longue durée (je pense qu'ils ont fait gaffe) !
Perturbation de la perception de la douleur
Les voies de contrôle de la douleur au niveau du système nerveux central sont altérées. Les neurotransmetteurs au niveau des cellules neurologiques sont perturbés*. La combinaison de
ces 2 anomalies aboutit à une extrême sensibilité à la douleur, de
2 types :
- Une perception douloureuse de stimulations qui sont habituellement indolores. Par exemple, le fait d’être touché simplement. C’est l’allodynie.
- Une perception anormalement importante des stimulations douloureuses. C’est l’hyperalgésie.
* ha oui ? vous avez donc trouvé une cause organique ????
Heu non les gars, pas d'accord: vous reprenez la définition qui court depuis des années et qui n'est étayée par aucune réalité prouvée scientifiquement. Cette définition sous-entend presque que la fibro est une pure maladie de la douleur, sans autre cause spécifique et réelle (on pourrait parler de douleurs fantômes).
Mais alors d'où viennent tous ces troubles organiques "réels" et mesurables: crampes, fatigue, troubles digestifs, intolérances alimentaires, vertiges, déficits en vitamines, sensations fébriles, modifications de la chaleur corporelle, de la tension, etc, etc... ?
Toutes les recherches récentes sont d'accord pour dire que la vérité est ailleurs.
Il est vraiment dommageable que le logiciel de la CPAM soit aussi arriéré sur ce point.
Il est vraiment dommageable que le logiciel de la CPAM soit aussi arriéré sur ce point.
Quand je m'écrase un marteau sur le pouce ou me cogne l'orteil sur un pied de lit, j'ai pas plus mal qu'un autre. Prétendre le contraire est une grosse connerie blague. Mes neurotransmetteurs vont très bien merci de les laisser tranquilles.
Divers facteurs biologiques, psychiques et sociologiques
Si ces facteurs sont différents d’une personne à l’autre, ils ont aussi été signalés chez plusieurs patients. Il s’agit de :
- facteurs prédisposants, tels des antécédents personnels de dépression, de maladie, un contexte de vie difficile, etc. ;
- facteurs déclenchants, c’est-à-dire un traumatisme physique ou psychique comme un accident, une infection virale, un accouchement, une intervention chirurgicale, un surmenage, une rupture affective, le décès d’un proche, etc. ;
- facteurs d’entretien, qui participent à la prolongation des symptômes. C’est le cas du stress, de l’anxiété, des inquiétudes, d’un déconditionnement musculaire (perte de la masse et de la force musculaire), etc.
Là en revanche je crois que c'est bon quoi que simpliste. J'aime bien la différenciation (déjà évoquée sur ce blog à plusieurs reprises) entre les terrains prédisposants et les déclencheurs.
La CPAM évite de parler de la piste environnementale... quand même...
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Alors ça y est on peut rentrer chez nous ??
Et bien non, je ne crois pas.... m'attendez pas à ce que je leur dise merci, juste "c'est pas trop tôt".
- Où sont les chiffres ? Où sont les études, les cohortes, le codage des actes et la budgétisation des soins en paniers ?
- Où sont les programmes d'innovation budgétés au PLFSS2017 ?
- Où sont les grilles d'évaluation de la gravité des symptômes pour mettre fin à la loterie médicale ?
- Quand va t'on
poursuivreinformer les médecins fibrosceptiques maltraitants ? - Comment s'évaluent les bénéfices/risques liés aux traitements médicamenteux non inscrits à l'AMM ?
- Où en est on au niveau de la reconnaissance en ALD ? En invalidité ???
- On fait quoi pour tout ceux sans IJ (parce que ce sont à l'évidence des simulateurs) ?
- On dit quoi à ceux qui n'ont plus rien pour vivre et pensent à se faire sauter le caisson ?
Si cette page est le premier mouvement vers une réponse à toutes ces questions, ok... mais...









