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samedi 15 février 2020

La réforme des retraites, une réforme à points et à trous.

 Réforme à points et à trous. 

 Vous flippez ? Pas de panique : c'est normal.



Le projet de réforme des retraites se veut « universelle ». Elle reste loin de faire l'unanimité et particulièrement imprécise, donc source d'inquiétudes. Elle a suscité, dans la foulée, une levée de boucliers de la part des associations du champ du handicap.

Le CDTHED redoute « le pire », déplorant que « les personnes handicapées ne soient jamais citées ». Pour la Fnath « le compte n'y est pas ». Réunies dans un collectif, l'Unapei, APF France handicap, Aides et Uniopss, dénoncent une « réforme opaque ». Le Collectif Handicaps, qui a vu le jour en janvier 2020 pour porter les revendications de 47 associations promet que son agenda 2020 sera « chargé » (lol).

Le nouveau dispositif doit garantir aux assurés une retraite nette égale à 85 % du SMIC net, et encore il y a déjà des revirements annoncés par le Président en personne... il peut difficilement profiter à ceux qui du fait de leur état de santé n'auront pas une carrière complète. 

Alors, s'agissant de la retraite anticipée en cas de handicap, quoi de neuf ? 

«La durée d'assurance validée est bien supprimée mais cela ne change pas grand-chose car le maintien d'une durée d'assurance cotisée en tant que travailleur en situation de handicap limite considérablement l'accès effectif au dispositif tout comme la difficulté à faire reconnaître le taux d'incapacité fixé à 50%», explique APF France handicap. 
«Aucune réponse n'étant ainsi donnée aux travailleurs qui deviennent handicapés en milieu de carrière professionnelle» pour la Fnath. 

Il faudra justifier d'une certaine durée d'assurance et d'un certain degré de handicap durant l'intégralité de cette durée. Impossible pour de nombreux travailleurs handicapés d'en bénéficier car ils n'auront pas validé suffisamment de trimestres. En 2018, moins de 3 000 personnes sont concernées, tant les « conditions sont restrictives », de l'aveu même de la CNAV. 

Dans ce contexte, le CDTHED réclame une retraite avec anticipation proportionnelle au nombre d'années d'activité exercée en étant handicapé. 
 « Des points supplémentaires seront attribués, nous dit le gouvernement, mais selon quelles modalités et avec quelles garanties ? », interrogent les quatre associations précitées réunies au sein du collectif. 

Enfin, pour les pensionnés d'invalidité, le calcul des points se fondera sur les salaires touchés avant l'octroi de la pension d'invalidité, souvent en début de carrière, où le salaire est souvent le plus bas. 



jeudi 9 janvier 2020

fibro-retraite

C'est quand même ballot qu'on n'investisse pas autant d'énergie dans le rapport parlementaire #retraites que dans le rapport parlementaire #fibromyalgie vous ne trouvez pas ?


Va falloir quand même qu'on évalue cette réforme pour les gens comme nous ? 

lundi 2 décembre 2019

it's a sherm

Un rapport INSERM promis en … 2020

Demain on rase gratis ?

Les premières conclusions du travail collectif de l'Inserm sur la  fibromyalgie mettent en exergue son hétérogénéité, mais ça on aurait pu leur dire.

L'expertise collective de l'Institut Inserm aboutirait début 2020... Chiche.

Les résultats de ces derniers ont fait l'objet d'une synthèse lors du congrès de la Société française d'évaluation et de traitement de la douleur (SFETD)  le 28 novembre, à laquelle aucune association n'a été invitée (à part sans doute fibromyalgie France qui est partenaire, mais je n'en suis pas certain-certain).

Bon, autant être honnête, ça sent grave le pâté pas frais: "Nous sommes passés de l'absence d'hypothèses à pléthore d'hypothèses", résume Didier Bouhassira, du centre d'évaluation et de traitement de la douleur Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine.
Sur 1600 articles scientifiques retenus, les hypothèses portent notamment sur le fait que la fibromyalgie puisse être à peu près tout et n'importe quoi: 
  1. une maladie du stress,
  2. une maladie de la douleur,
  3. encore une maladie du dysfonctionnement de la douleur.

    on ajoutera à leur place sans trop se fatiguer

    4. la maladie de lyme
    5. la dépression  
    6.  l'excès de barres chocolatées
    7.  la faute à Macron  
    8.  une maladie environnementale
    etc, etc.

    C'est pas peu dire que la déception est au rendez-vous, et le rapport n'est même pas sorti.
Les équipes de l'Inserm en plein travail


Pire: ce travail de l'Inserm pourrait conduire les pouvoirs publics à mettre en place des recommandations spécifiques que l'on attend avec d'autant plus d'inquiétude qu'ils avouent ne rien comprendre !!
Une chose est certaine malgré tout (?) : les médicaments interviennent en dernière ligne dans la prise en charge contrairement à l'activité physique adaptée, ainsi que l'éducation thérapeutique.

En gros: mangez-bougez, et apprenez à vivre avec sans vous plaindre. 

Ces travaux de l'Inserm n'apporteraient donc aucune réponse ? Ben y a de quoi se poser la... question puisque l'inserm reconnait : "un manque de clarification entre les sous-groupes de malades face à l'hétérogénéité de la fibromyalgie". En termes plus clairs: "impossible de se mettre d'accord sur une définition précise de la maladie, et c'est le bordel dans les publications scientifiques".

Il y a de quoi être dans une colère noire. Comment peut on faire des recherches sans en avoir défini le champ ? On rappelle que les revendications de nombreuses association, relayés par les députés et la commission d'enquête parlementaire, sont justement la mise en place de grilles d'analyses et de critères statistiques afin de faire un état des lieux précis de la situation, mettre en place des cohortes…..

Evidemment, créer des cases veut dire que tout le monde ni rentrera pas, et qu'il y aura des faux positifs, mais est-ce si grave ? Au moins on saura de quoi on parle et on pourra toujours dire qu'on s'est trompé, pour mieux recommencer. 
A noter que je ne remets pas en cause l'Inserm directement car ils ne font pas de recherches, mais étudient les publications scientifiques. C'est plutôt du côté des chercheurs en santé qu'on peut vraiment se poser de sacrées questions....