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mardi 21 juillet 2015

Guide de survie Olé olé

Non c'est pas ce que vous croyez bandes de pervers....


Je parle de partir en vacances en espagne, ou n'importe où ailleurs. Sinon pour le sexe ou l'amour, il y a déjà de quoi lire sur ce blog.

Attention: le chapitre juste dessous contient un sale humour. Ames sensibles merci de le passer sans le lire: l'auteur ne peut être tenu pour responsable d'éventuels shocking reflexes.
Oui l'espagne par ce que: 
  1. c'est pas long en avion donc le trajet n'est pas épuisant, 
  2. bien moins cher que la France (hélas pour notre joli pays), 
  3. que là bas on peut retirer plus de 60€ par jour à un distributeur (pas comme en Grèce) 
  4. et qu'à priori, même s'il perce les peaux claires, seul le soleil est de plomb sur les plages (pas comme en Tunisie*).
* je vous l'avais dit, en plus le gilet pareballes c'est lourd dans la soute, ça tient chaud et ça fait un bronzage pourri.

Nous n'avons pas tous la chance de pouvoir partir en vacances, que ce soit notamment pour des raisons de santé ou de pognon (à cause de la santé aussi donc).

choisis ton camp camarade.


Reste que voyager avec un handicap, c'est pas impossible, et s'il est invisible, pour le coup c'est presque mieux. Par contre ça demande de la préparation. Pas plus que pour les normaux en fait, mais pour la coup faut pas la zapper.

  • Faites une liste de vos médicaments à prendre et prévoyez large, ce serait pas top de faire une rechute, une crise de manque, ou autre.
  • N'hésitez pas à rédiger un mot dans la langue du pays qui explique votre maladie et vos soucis, et prenez votre dernière ordonnance. Au fait on dit fibromialgia en langage olé olé.
  • N'oubliez pas votre carte européenne de sécurité sociale (ou ce qui en fait office).
  • Renseignez vous sur la possibilité d'obtenir une aide ou un coupe fil en raison de votre état de santé. Une petite canne ou une ceinture dorsale bien en évidence vous aidera à ne pas vous prendre les réflexions des imbéciles connards gens qui ne savent pas que vous avez un handicap invisible.
  • Les bagages à roulettes sont vos meilleurs amis.
  • Pensez à votre confort pour le trajet, petits coussins de tête et autres gâteries.
  • Préférez les formules tout compris: après tout quel intérêt de devoir faire la bouffe à la smala, son lit, le ménage avant de partir, et toutes ces conneries du quotidien qui nous gâchent la vie ? gaffe quand même à ne pas prendre 15 kgs en une semaine, c'est mauvais pour se déplacer et on n'a pas besoin de ça.



Quelques liens :



jeudi 9 juillet 2015

handicapé mais debout

et parfois un peu de travers quand même...


Je ne sais pas qui a créé cette affiche, je la partage tant qu'on ne me demande pas de la retirer ^^

mardi 30 juin 2015

Oublier la moitié de l'humanité ? Mauvaise idée

Et si on avait enfin une explication au fait que la fibromyalgie "préférait" les femmes ? Et si cette découverte de "nouveaux" mécanismes de la douleur pouvait ouvrir de nouveaux horizons de recherche ? 



 Je vous cite in extenso un article publié à l'origine sur un site universitaire: qui nous démontre que ça n'est jamais une bonne chose d'oublier dans ses recherches une bonne moitié de l'humanité.

Une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés le 29 juin dans la revue scientifique Nature Neuroscience révèle pour la première fois que des cellules différentes interviennent dans les mécanismes de la douleur chez les souris mâles et femelles.
Cette découverte a une incidence considérable sur notre compréhension fondamentale de la douleur, sur la mise au point de la prochaine génération de médicaments pour le traitement de la douleur chronique – qui est de loin le problème de santé le plus courant chez les humains – et sur les méthodes utilisées dans le domaine de la recherche biomédicale fondamentale chez la souris.
« La recherche a démontré que les hommes et les femmes ont une sensibilité à la douleur différente et que plus de femmes que d’hommes souffrent de douleur chronique. Cependant, on a toujours présumé que les circuits de la douleur sont les mêmes chez les deux sexes », affirme le coauteur en chef de l’étude Jeffrey Mogil, Ph. D., titulaire de la chaire E. P. Taylor d’études sur la douleur à l’Université McGill et directeur du Centre de recherche sur la douleur Alan Edwards. « Le constat selon lequel les bases biologiques de la douleur pourraient être si fondamentalement différentes entre les hommes et les femmes soulève des questions importantes sur les plans de la recherche et de l’éthique si nous voulons diminuer les souffrances. »
Cette étude a été réalisée par des équipes de l’Université McGill, de l’Hospital for Sick Children (SickKids) et de l’Université Duke. Elle portait sur la théorie admise depuis longtemps selon laquelle la douleur est transmise dans le système nerveux à partir du siège de la lésion ou de l’inflammation à l’aide de cellules du système immunitaire appelées microglies. Cette nouvelle étude révèle que cette théorie n’est vérifiée que chez les souris mâles. En effet, diverses perturbations du fonctionnement des microglies ont permis de bloquer la douleur chez les souris mâles, mais n’ont eu aucune incidence chez les souris femelles.

Des médicaments antidouleur mieux adaptés

 


Selon les chercheurs, un type complètement différent de cellules immunitaires, les lymphocytes T, semble déclencher les signaux de la douleur chez les souris femelles. On ignore toutefois comment cela se produit exactement.
« Il est absolument essentiel de comprendre les voies de la douleur et les différences entre les sexes alors que nous en sommes à concevoir la prochaine génération d’analgésiques plus complexes et mieux ciblés », affirme Michael Salter, M.D., Ph. D., scientifique chevronné et chef du Service de neurosciences et de santé mentale du SickKids, professeur à l’Université de Toronto et coauteur en chef de l’étude. « Nous croyons que le système nerveux des souris est très semblable à celui des humains, particulièrement pour une fonction évolutionnaire fondamentale comme la douleur. Par conséquent, ces résultats nous indiquent que nous devons tenir compte de facteurs importants dans la mise au point de médicaments contre la douleur chez l’humain ».

Ne pas oublier les souris femelles

 

Cette découverte survient au moment où les scientifiques accordent une plus grande attention à l’inclusion d’animaux et de cellules femelles dans les études précliniques. Les Instituts nationaux de la santé des États-Unis ont récemment dévoilé une nouvelle politique, semblable à celle qui est déjà en vigueur au Canada, pour exiger le recours à des animaux et à des lignées cellulaires femelles dans les études précliniques.
« Pendant les 15 dernières années, les scientifiques croyaient que les microglies contrôlaient l’intensité de la douleur, mais cette conclusion était fondée sur des études qui utilisaient presque exclusivement des souris mâles », explique le professeur Mogil. « Notre découverte est l’exemple parfait illustrant les raisons pour lesquelles cette politique, ainsi que des études très soigneusement conçues, sont essentielles pour que les bienfaits de la science fondamentale profitent à tous ».
Ces travaux ont été financés par des subventions des Instituts de recherche en santé du Canada, de la Fondation Louise et Alan Edwards, des Instituts nationaux de la santé des États-Unis, et de la Fondation SickKids.
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L’article intitulé « Different immune cells mediate mechanical pain hypersensitivity in male and female mice », par Robert E. Sorge et coll., a été publié en ligne avant la version imprimée sur le site Web de la revue scientifique Nature Neuroscience le 29 juin 2015. DOI : 10.1038/nn.4053