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lundi 2 décembre 2019

it's a sherm

Un rapport INSERM promis en … 2020

Demain on rase gratis ?

Les premières conclusions du travail collectif de l'Inserm sur la  fibromyalgie mettent en exergue son hétérogénéité, mais ça on aurait pu leur dire.

L'expertise collective de l'Institut Inserm aboutirait début 2020... Chiche.

Les résultats de ces derniers ont fait l'objet d'une synthèse lors du congrès de la Société française d'évaluation et de traitement de la douleur (SFETD)  le 28 novembre, à laquelle aucune association n'a été invitée (à part sans doute fibromyalgie France qui est partenaire, mais je n'en suis pas certain-certain).

Bon, autant être honnête, ça sent grave le pâté pas frais: "Nous sommes passés de l'absence d'hypothèses à pléthore d'hypothèses", résume Didier Bouhassira, du centre d'évaluation et de traitement de la douleur Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine.
Sur 1600 articles scientifiques retenus, les hypothèses portent notamment sur le fait que la fibromyalgie puisse être à peu près tout et n'importe quoi: 
  1. une maladie du stress,
  2. une maladie de la douleur,
  3. encore une maladie du dysfonctionnement de la douleur.

    on ajoutera à leur place sans trop se fatiguer

    4. la maladie de lyme
    5. la dépression  
    6.  l'excès de barres chocolatées
    7.  la faute à Macron  
    8.  une maladie environnementale
    etc, etc.

    C'est pas peu dire que la déception est au rendez-vous, et le rapport n'est même pas sorti.
Les équipes de l'Inserm en plein travail


Pire: ce travail de l'Inserm pourrait conduire les pouvoirs publics à mettre en place des recommandations spécifiques que l'on attend avec d'autant plus d'inquiétude qu'ils avouent ne rien comprendre !!
Une chose est certaine malgré tout (?) : les médicaments interviennent en dernière ligne dans la prise en charge contrairement à l'activité physique adaptée, ainsi que l'éducation thérapeutique.

En gros: mangez-bougez, et apprenez à vivre avec sans vous plaindre. 

Ces travaux de l'Inserm n'apporteraient donc aucune réponse ? Ben y a de quoi se poser la... question puisque l'inserm reconnait : "un manque de clarification entre les sous-groupes de malades face à l'hétérogénéité de la fibromyalgie". En termes plus clairs: "impossible de se mettre d'accord sur une définition précise de la maladie, et c'est le bordel dans les publications scientifiques".

Il y a de quoi être dans une colère noire. Comment peut on faire des recherches sans en avoir défini le champ ? On rappelle que les revendications de nombreuses association, relayés par les députés et la commission d'enquête parlementaire, sont justement la mise en place de grilles d'analyses et de critères statistiques afin de faire un état des lieux précis de la situation, mettre en place des cohortes…..

Evidemment, créer des cases veut dire que tout le monde ni rentrera pas, et qu'il y aura des faux positifs, mais est-ce si grave ? Au moins on saura de quoi on parle et on pourra toujours dire qu'on s'est trompé, pour mieux recommencer. 
A noter que je ne remets pas en cause l'Inserm directement car ils ne font pas de recherches, mais étudient les publications scientifiques. C'est plutôt du côté des chercheurs en santé qu'on peut vraiment se poser de sacrées questions....





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